Après avoir dessiné pendant de nombreuses années des robes sixties ou glamour, Anne-Elisabeth s’était consacré depuis l’été 1997 à l’univers du Jean. D’abord avec des jeans imprimés, en détournant de somptueux dessins destinés au luxe ou à la couture et en les transposant sur de la gabardine imprimée, Puis, depuis l’été 2001 en s’appropriant le denim, en le travaillant avec des découpes, avec des traitements, des sérigraphies, des broderies, des peintures à la main... Aujourd’hui, Anne-Elisabeth revient à sa passion d’origine : une certaine idée de la couture, se traduisant par la permanence d’imprimés fabuleux au profit de petites robes, vestes ou tee-shirts par exemple, mais boostée par des vêtements plus trash, cet équilibre entre une exclusivité féminine et la rue d’aujourd’hui.
C’est ainsi que sa marque ’ANNE ELISABETH’ est diffusée dans 300 points de vente en France, dans de nombreuses villes au Japon, son premier pays à l’export, dans différents pays d’Europe, et dans quelques boutiques aux USA.
Anne-Elisabeth est en permanence influencée par ses nombreux voyages initiatiques, en Afrique, au Moyen Orient, en Asie, mais aussi aux USA ou en Europe, et... en France. Ce sont ces voyages, ainsi que tous les livres qu’elle dévore mais aussi le spectacle de la rue parisienne ou tokyoïte qui alimentent sa création.
Car même si la création vient de son ’intérieur’, cette création est scandée par le rythme des collections, et deux fois par an, à chaque nouvelle collection, un instant de panique la prend. Mais très vite, confrontée à ce qui se passe dans la rue, aux films qui sortent, aux évènements du moment, à chaque fois un déclic se produit,... et une nouvelle saison est repartie.
Le travail d’Anne-Elisabeth reflète ainsi à la fois son vécu citadin parisien, son ouverture sur le monde par ses voyages, et sa vision romantique et féminine de la vie.
Et il ne faut pas oublier son passé littéraire : déjà Anne-Elisabeth ne peut se déplacer sans son petit cahier, écrit, dessiné, griffonné. Ensuite, chaque modèle créé par Anne Elisabeth a toujours son nom : cela peut être une ville lointaine, une rivière, un livre, un héros de roman, un mot tout seul, entendu dans une conversation, un bout de phrase,
C’est que pour Anne Elisabeth chaque vêtement créé est l’expression ’tissu’ d’une idée ’intérieure’, et cette idée a aussi son expression littéraire. Les deux sont indissociables, ne font qu’un
Elle aime dire : ’Je construis mes collections comme on écrit un roman’.